| Comment financer une formation ? |
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La formation est un droit : elle est accessible à tous.
Vous êtes étudiants et désirez obtenir des aides financières : Les aides aux étudiants
Vous êtes salarié en CDD ou en CDI, vous pouvez :
- Bénéficier d’un CIF
- Financer votre formation grâce au Plan de Formation de votre entreprise
- Obtenir un congé Bilan de Compétences
Vous êtes intermittent du spectacle : Formations et financements pour les professionnels du spectacle
Vous êtes intérimaire, vous pouvez :
- Bénéficier d’un CIF
- Obtenir un congé Bilan de Compétences
Vous êtes demandeur d’emploi :
- Vous terminez un CDD ; vous pouvez demander un CIF
- Vous pouvez obtenir une formation spécifique : se former dans le cadre du PARE
- Vous pouvez bénéficier d’un Bilan de Compétences Approfondi
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Les aides aux étudiants |
Les bourses sur critères sociaux de l’éducation nationale
Les conditions d’attribution :
- Avoir des parents disposant de revenus insuffisants,
- Etre inscrit en 1er ou 2ème cycle dans un établissement public ou privé habilité,
- Avoir la nationalité française ou être étudiant de l’Union Européenne,
- Etre âgé de moins de 26 ans lors de la 1ère demande,
- Ne pas travailler à plein temps,
- Ne pas effectuer une formation en alternance ou en apprentissage,
- Ne pas être inscrit à l’ANPE,
- Ne pas occuper un emploi-jeune,
- Ne pas être fonctionnaire.
Le calcul des aides s’effectue en tenant compte des critères personnels, familiaux et géographiques. Renseignez-vous auprès du CROUS auprès de qui vous vous procurerez un Dossier Social Etudiant.
Les bourses municipales d’enseignement supérieur
Elles sont destinées aux étudiants boursiers « à taux zéro » (= exonération des droits universitaires et de la sécurité sociale étudiante). Il vous faut vous renseigner auprès du CROUS et compléter un Dossier Social Etudiant.
Les bourses aux critères universitaires de l’éducation nationale
Elles sont attribuées en fonction de critères universitaires et sociaux et ne peuvent être versées qu’une seule fois.
Les bourses de troisième cycle
La majorité des bourses de troisième cycle sont allouées sur des critères universitaires.
Elles sont destinées aux étudiants qui désirent faire un DEA ou un DESS (environ 3500 euros par an). La demande se fait également par le biais d’un Dossier Social Etudiant. A la différence des bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux, ells sont limitées en nombre et attribuées :
- sur critères universitaires pour les DEA ;
- aux étudiants les plus méritants qui étaient boursiers sur critères sociaux l’année précédente pour les DESS.
Attention, les dossiers doivent être retirés dès septembre auprès de l’UFR concerné.
Certains boursiers de troisième cycle pourront recevoir un complément de bourse si :
- ils reprennent leurs études après le service national ou après une maternité,
- ils sont étudiants originaires de Corse, étudient dans une autre Académie, et ont leurs parents en Corse,
- ils sont étudiants en IdF pour pallier le coût élevé des transports,
- ils ont séjourné dans un établissement de cure ou de post-cure.
Les allocations de recherche
Ce sont des CDD d’une durée de 1 à 3 ans pour des étudiants titulaires d’un DEA, préparant un Doctorat, âgés en général de moins de 25 ans (mais dérogation possible jusqu'à 30 ans). Elles sont accessibles aux étudiants français, aux étudiants de l’U.E., ou aux étudiants ayant suivi toutes leurs études supérieures en France. Les dossiers sont à retirer dans votre Université.
Le monitorat
Il s’agit d’une initiation à la pratique de l’enseignement en parallèle du travail de recherche. Le moniteur a en charge d’animer 64 heures de Travaux Dirigés ou 96 heures de travaux pratiques en 1er cycle. Il bénéficie de 10 jours de formations organisés par un centre d’initiation à l’enseignement supérieur et de l’aide d’un tuteur pédagogique. Le salaire mensuel brut est d’environ 335 euros et constitue un complément non négligeable à l’Allocation de recherche.
Attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER)
Cette activité permet de préparer une thèse ou de se présenter aux concours de recrutement de l’enseignement supérieur tout en enseignant, dans le cadre d’un statut d’agent contractuel.
Bourses régionales
Elles diffèrent selon les régions. Il convient donc de se renseigner auprès du service de recherche et des études doctorales de votre université et du Conseil Régional.
Bourses aires culturelles
Elles visent à former des spécialistes dans des domaines relevant d’une double priorité, scientifique et géographique en contribuant au financement de séjours d’études de courtes durées à l’étranger, nécessaires aux travaux de jeunes doctorants. Cette demande d’aide est présentée par le directeur de thèse.
Les bourses d’agrégation
Elles concernent les étudiants préparant une agrégation (environ 4077 euros par an). Il faut également présenter un Dossier Social Etudiant.
Les bourses de mérite
Elles sont réservées aux titulaires d’une mention TRES BIEN au bac qui s’engagent à présenter les concours d’entrée de l’ENA, de l’Ecole Nationale de la Magistrature, de Médecine ou des grandes écoles scientifiques. Elles sont attribuées par les recteurs d’académie.
Les bourses de service public
Elles sont destinées aux étudiants de nationalité française qui sont inscrits à la préparation des concours de recrutement de fonctionnaires organisés par l’IPAG ou les CPAG, licence ou maîtrise d’Administration Publique et concours externes d’entrée à l’ENA organisés dans les IEP.
Elles sont attribuées par les recteurs sur proposition des présidents d’universités ou des chefs d’établissements qui classent les candidats par ordre de mérite. Cette bourse tient compte des ressources de la famille.
Les prets d’honneur
Ce sont des formules de prêts sans intérêt et remboursables au plus tard 10 ans après l’obtention du diplôme. Contactez le service des bourses de votre établissement.
Il existe également des FONDS d’AIDE AUX JEUNES à Paris (renseignez-vous auprès du service social de votre arrondissement) ; des FONDS DE SOLIDARITE UNIVERSITAIRE (adressez-vous au CROUS) et des FONDS DE SOLIDARITE ET DE DEVELOPPEMENT DES INITITATIVES ETUDIANTES (renseignez-vous auprès du bureau d’aide sociale de votre université).
Les prets bancaires etudiants
Les banques proposent presque toutes des prêts étudiants. Il faut savoir que :
- Le montant réel du prêt comprend la somme empruntée et les intérêts,
- Le taux d’intérêt varie d’une banque à l’autre : négociez !
- L’emprunteur et la personne qui se porte caution doivent souscrire à une assurance décès-invalidité,
- Il faut avoir entre 18 et 30 ans.
Les « Prêts Scolarité » pour les meilleurs programmes français fonctionnent comme un prêt à l’investissement. L’étudiant ne le remboursera que lorsqu’il aura trouvé du travail. Il bénéficiera d’un système d’assurance performant et n’aura pas besoin de présenter de caution.
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Financement d’une formation continue |
Chaque année, les entreprises versent un pourcentage de leur masse salariale au financement d’actions de formation continue permettant à leurs employés :
- d’acquérir de nouveaux savoir-faire ou de mettre à jour leur connaissance,
- de développer des compétences pour s’adapter à un nouvel emploi,
- de garantir leur employabilité.
A - Le congé individuel de formation
Le CIF sert à entreprendre une formation de longue durée. Il est mis en œuvre à la demande du salarié, à titre individuel. Sa durée est de un an à temps plein ou de 1200 heures à temps partiel.
Il vous faut :
- Si vous êtes en CDI, justifier de 24 mois d’expérience professionnelle dont 12 dans votre entreprise.
- Si vous êtes en CDD, justifier de 24 mois de travail, consécutifs ou non, au cours des 5 dernières années, dont au moins 4 mois au cours des 12 derniers mois.
- Si vous êtes intérimaire, vous devez totaliser 6 mois d’expérience professionnelle au cours des 12 derniers mois (dont 3 dans la même entreprise) ou 12 mois au cours des 24 derniers mois
Si votre demande est acceptée, l’organisme financeur prendra en charge 60 à 90% de votre salaire. Il pourra également prendre en charge les frais de formation, de transport et d’hébergement. Votre employeur peut également décider de financer la rémunération et les frais restants. Il vous faut déterminer vos besoins, vos motivations et vos formations (Comment choisir sa formation ?). Les conseillers du Fongécif peuvent vous assister dans cette démarche.
Tout d’abord, demandez par écrit une autorisation d’absence à votre employeur (60 jours au moins avant le début d’un stage de 6 mois, 120 jours avant le début d’un stage plus long). Mentionnez alors l’intitulé exact de la formation choisie, la date de début, son contenu et son rythme, ainsi que l’organisme de formation. L’employeur a 30 jours pour vous répondre. Il ne peut refuser mais peut demander un report de 9 mois maximum. Vous devez ensuite effectuer une demande de financement auprès de l’Opacif (organisme paritaire collecteur agréé au titre du CIF) ou du Fongécif. Le dossier complet (renseignez-vous au préalable sur les éléments à joindre au dossier comme les bulletins de salaire, etc…) doit être envoyé au moins 3 mois avant le début du stage. L’organisme pourra refuser votre demande.
B - Le Plan de formation
Tout salarié peut bénéficier d’un stage, pris en charge par l’entreprise au titre du Plan de Formation. Ce stage peut être effectué à la demande de l’entreprise ou de sa propre initiative. Le Plan de Formation regroupe les actions de formation, les bilans de compétences et les Validation des Acquis de l’Expérience. En théorie, toutes les formations peuvent être prises en charge au titre du Plan de Formation. En pratique, il s’agit le plus souvent de stages courts. Seul l’employeur décide de former ou non ses salariés et choisit ceux qui en bénéficient. En général, si la fomation est à votre initiative, vous devez la formuler auprès de votre responsable hiérarchique ou auprès de votre responsable formation ou responsable ressources humaines. Les stages en lien direct avec votre fonction ou avec l’activité de l’entreprise auront plus de chance d’aboutir. Si vous avec un entretien annuel d’évaluation, profitez de ce moment pour formuler votre demande.
Vous pouvez également vous adresser aux Délégués du Personnel ou auprès du Comité d’Entreprise qui est consulté chaque année sur l’élaboration du Plan de Formation. L’employeur peut tout à fait refuser la prise en charge de votre formation au titre du Plan. Souvent le budget est déjà épuisé, alors veillez à être en première ligne pour l’année d’après ! Si votre demande n’est pas en lien avec votre activité professionnelle, tentez de négocier un co-financement ou un congé sans solde.
Si la formation est à l’initiative de l’employeur, vous ne pouvez refuser d’effectuer la formation. Un refus peut être considérer comme une faute et entraîner un licenciement sauf :
- s’il s’agit d’un Bilan de Compétences,
- si elle doit être effectuée en dehors de votre temps de travail.
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Formations et financements pour les professionnels du spectacle |
Les professionnels du spectacle peuvent prendre contact avec le service du personnel de leur entreprise pour obtenir des renseignements sur les formations qui s’offrent à eux et sur les possibilités de financement qui existent ou, à défaut, prendre contact avec l’Organisme Paritaire Collecteur Agrée dont relève leur entreprise (AGEFOS PME, AFDAS, APCM – personnel des Chambres de Métiers, AUVICOM – audiovisuel et télécommunications, FAFIEC, FAFIH ,FORCO – Commerce Distribution, HABITAT-FORMATION – acteurs de la ville , MEDIAFOR – filière Presse, UNIFORMATION – économie sociale,etc.).
L’AFDAS
L'AFDAS est le fonds d'assurance formation agréé qui gère, sur le plan national, l'ensemble du dispositif de la formation professionnelle des secteurs du Spectacle vivant, du Cinéma, de l'Audiovisuel, de la Publicité et des Loisirs. Ce dispositif est financé par toutes les entreprises employant au moins un intermittent du spectacle à hauteur de 2 % de leur masse salariale intermittents.
Comment effectuer un stage conventionné par l’AFDAS ?
Il faut avoir deux ans d'ancienneté professionnelle et, sur les 24 mois précédant votre demande de stage : 48 cachets pour les artistes interprètes (comédien, danseur, chanteur, musicien) ;130 jours de travail ou cachets pour les techniciens de l'audiovisuel ; 88 jours de travail ou cachets pour les réalisateurs ou techniciens du spectacle vivant
L’AFDAS impose un délai de carence entre deux stages, plus ou moins long, en fonction de la durée du dernier stage effectué. Se rendre sur le site de l’AFDAS pour plus de renseignements.
le Congé Individuel de Formation
Pour bénéficier d’un Congé Individuel de Formation (voir également Le Congé Individuel de Formation) dans le cadre de l’AFDAS, il faut également avoir une ancienneté professionnelle de 2 ans et justifier d’un volume d'activité de 220 jours de travail ou cachets répartis sur les 2 à 5 dernières années. Il existe également des conditions spécifiques :
Pour les artistes interprètes et musiciens :
- 60 jours ou cachets répartis sur les 24 derniers mois,
- ou 30 jours ou cachets répartis sur les 12 derniers mois.
Pour les techniciens du spectacle vivant ou réalisateurs :
- 88 jours de travail ou cachets répartis sur les 24 derniers mois,
- ou 44 jours ou cachets répartis sur les 12 derniers mois .
Pour les techniciens de l'audiovisuel :
- 130 jours de travail ou cachets répartis sur les 24 derniers mois,
- ou 65 jours de travail ou cachets répartis sur les 12 derniers mois.
L'AFDAS prévoit également une période de carence pour l'accès au CIF :
Délai à respecter entre un CIF et un stage relevant du plan de formation ou entre un stage relevant du plan de formation et un CIF :
- Si la durée du dernier stage suivi est inférieure ou égale à 40 heures, le délai de carence est de 6 mois.
- Si la durée du dernier stage suivi est comprise entre 41 heures et 160heures, le délai de carence est de 12 mois.
- Si la durée du dernier stage suivi est comprise entre 161 heures et 315 heures, le délai de carence est de 18 mois.
- Si la durée du dernier stage suivi est supérieure ou égale à 316 heures, le délai de carence est de 24 mois.
Toutes les formations qualifiantes, de reconversion ou d'évolution de carrière peuvent faire l'objet d'une demande de financement dans le cadre du CIF, à l'exclusion des cours particuliers, des cours par correspondance, des cours du soir, des formations discontinues (temps plein ou temps partiel), des redoublements d'actions de formation préalablement financées par l'AFDAS, des demandes portant sur 2 stages ou 2 diplômes différents, des formations qui se déroulent sur une période de plus d'un an à temps plein, des formations réalisées complètement à l'étranger ou dans les DOM-TOM (pour les résidents de la métropole) à l'exception de celles qui ne possèdent pas d'équivalent en France, des formations dont la durée est inférieure à 120 heures en totalité ou 25 heures hebdomadaires.
Convention entre l’Assurance Formation Des Activités du Spectacle et l’Agence Nationale Pour l’Emploi
Tout stage pris en charge par l’AFDAS ouvre droit à l’AREF (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi-Formation). Dans le cadre d’une assurance chômage allouée postérieurement au 30/12/03, un stage de formation pris en charge par l’AFDAS est intégré dans le Projet d’Action Personnalisé (PAP) et ouvre droit à l’AREF. Pour cela, l’intermittent doit percevoir l’Allocation de Retour à l’Emploi de la part des ASSEDIC.
La Validation des Acquis de l’Expérience (la V.A.E.) pour les intermittents
Pour mieux comprendre ce qu’est la V.A.E., reportez-vous à la fiche La Validation des Acquis de l’Expérience.
L’AFDAS, l’Assurance Formation Des Activités du Spectacle, finance désormais les frais relatifs aux actions de (VAE) aux ayant droit de l’AFDAS :
- les salariés, CDI, CDD ou licenciés d’entreprises adhérentes à l’AFDAS,
- les intermittents du spectacle,
La durée maximum de financement est de 24 heures de travail (consécutives ou non). L’AFDAS prend en charge :
- les frais relatifs à l’accompagnement pour la préparation de la VAE,
- les frais relatifs au passage devant le jury,
- le salaire brut et les charges patronales (pour les salariés en CDI sur demande de l’employeur).
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Se former dans le cadre du PARE |
Un demandeur d’emploi s’inscrit dans le Plan d’Aide au Retour à l’Emploi. Lors d’un entretien personnalisé, vous définirez un Plan d’Actions Personnalisé avec votre conseiller. Vous pourrez alors suivre une formation vous facilitant votre retour à l’emploi.
La prise en charge dépendra de la qualité de votre projet professionnel et de la cohérence de votre formation avec les objectifs que vous vous êtes fixés.
L’ANPE ne finance que les stages habilités par l’Etat et privilégient ceux qui correspondent à un besoin sur le marché du travail. En aucun cas, il ne pourra s’agir d’une formation de plus d’un an, d’une formation qui relève d’une Université ou de formations qui conduisent à un diplôme généraliste.
- Vous avez une idée précise de la formation que vous souhaitez faire mais ne connaissez pas d’organisme adapté : votre conseiller cherchera le stage correspondant et se retournera vers l’AFPA et les Conseils Régionaux.
- Vous avez un projet : si l’organisme de formation est conventionné par une Région, l’Etat ou l’ASSEDIC, votre formation sera prise en charge ; sinon vous devrez monter un dossier afin de convaincre l’ANPE de prendre en charge vote formation.
Cette formation, une fois acceptée, pourra être prise en charge dans sa totalité ou en partie (formation, frais de dossier, frais de transport, d’hébergement,…). Pendant la durée de la formation, vous continuerez à percevoir votre Allocation de Retour à l’emploi.
Voir également le Bilan de Compétences
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