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Pourquoi faire un 3ème cycle ? |
De plus en plus indispensable, le troisième cycle permet d’améliorer l’intégration professionnelle des jeunes diplômés. Jusque là, un statut cadre dans une entreprise était accessible à Bac+4 ; de plus en plus, certaines entreprises le réservent aux titulaires d’un Bac+5.
Le troisième cycle doit être scrupuleusement choisi : vous devez veiller à la cohérence de votre parcours et également à la cohérence entre vos objectifs professionnels et le choix du 3ème cycle.
Avant de choisir votre 3ème cycle, vous devez préparer votre projet professionnel et préparer votre orientation. Il est essentiel de se poser les bonnes questions afin de connaître vos besoins réels et vos sources de motivation.
Quelles sont mes compétences actuelles ?
Il est utile de faire un bilan des compétences acquises au cours de son parcours scolaire et au gré de ses expériences pré-professionnelles (stages) et éventuellement professionnelles.
Menez votre réflexion selon les grandes lignes suivantes :
- Qu’est-ce que je connais ? ( votre savoir)
- Qu’est-ce que je sais faire ? (votre savoir-faire)
- Est-ce que j’ai des compétences managériales ? (savoir faire faire)
- Comment je réagis avec mes collègues de travail et mes interlocuteurs ? (savoir-être)
Cette réflexion vous permettra de mieux vous connaître, de construire une synthèse de votre passé afin de mieux appréhender votre avenir professionnel.
Cherchez à identifier vos acquis, ce que vous avez déjà accompli, ce que vous savez faire, ce que vous détestez faire, vos réussites, vos zones de compétences privilégiées, vos échecs, vos limites. Cette étape demande une véritable réflexion sur vous et votre passé. S’il vous semble difficile de dresser ce bilan, pensez à noter sur une feuille quelques une de vos réalisations ou encore les responsabilités qui vous ont été confiées et dégagez ensuite celles qui vous semblent les plus importantes.
Quel est l’objectif professionnel que je me suis fixé ? (Objectifs et Motivations)
Vous souhaitez orienter votre carrière professionnelle vers un domaine précis, vous souhaitez améliorer, perfectionner l’une de vos compétences, vous souhaitez développer de nouvelles compétences…. Définissez vos objectifs et vos désirs pour élaborer votre plan d’actions. Projetez vous dans l’avenir et essayez d’identifier ce qui est important pour vous ( lieu de travail ; environnement de travail ; travail seul ou en équipe ; votre vie personnelle par rapport à votre vie professionnelle…). Demandez-vous dans quel secteur vous souhaitez travailler ? La conjoncture économique est-elle favorable à ce secteur ? Quel est le poste idéal auquel vous aspirez ? Attention aux rêves les plus fous, soyez tout de même réaliste sans négliger votre ambition ! N’hésitez pas éventuellement à rencontrer des professionnels qui vous fassent part de leur métier.
Ainsi, si il y a inadéquation entre vos compétences actuelles et votre objectif professionnel, il faut alors peut-être combler cet écart par un troisième cycle.
Les étudiants qui sont encore hésitants face à leur avenir ont d’autres alternatives possibles. Il peut être tout aussi enrichissant d’effectuer un stage de longue durée pour se familiariser avec le monde entrepreneurial et mieux définir vos objectifs professionnels, ou de partir à l’étranger quelques temps afin de perfectionner son niveau de maîtrise d’une langue étrangère, de s’ouvrir à de nouvelles cultures. Ce type d’expériences vous permettra d’affiner vos motivations, d’assurer les fondements de votre projet professionnel. Parfois, il est utile de prendre le temps nécessaire à la réflexion avant de se jeter la tête la première vers une orientation professionnelle.
Si vous décidez d’effectuer un troisième cycle, il est important de bien le choisir. Renseignez-vous auprès de professionnels, auprès de conseillers au sein de votre université ou école, auprès de conseillers des Centres d’Informations et d’Orientation (C.I.O), des Centres Nationaux de Ressources, de l’ONISEP et bien entendu en se rendant sur les différents salons et forums qui vous sont proposés chaque année.
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Comment choisir son 3ème cycle ? |
Le processus de choix des 3èmes cycles, la constitution des dossiers d’inscription, les entretiens, l’attente des résultats représentent un travail fastidieux et parfois un peu stressant.
Il faut savoir que la complexité des processus d’inscription est parfois volontaire pour effectuer une première sélection. Par exemple, les mémoires à réaliser pour l’entrée dans certains DESS dissuadent bon nombre d’étudiants. Ne vous arrêtez pas à ces critères.
La première chose à définir est de savoir quel type de 3ème cycle vous est accessible compte tenu de votre niveau d’études et de vos expériences.
Plus la phase d’orientation et d’information sera approfondie, plus votre projet sera cohérent, plus vous saurez argumenter vos motivations lors des entretiens de sélection, plus vous aurez de chance d’intégrer le 3ème cycle adapté à vos motivations professionnelles.
Parfois le choix de votre 3ème cycle correspond à une logique de double spécialisation. En effet, faire un 3ème cycle dans une stratégie de double compétence revient à ajouter à sa formation un nouvel ensemble de savoirs et de savoirs faire. Cela peut être particulièrement pertinent si vous souhaitez enrichir votre formation initiale (par exemple compléter une formation technique par une formation managériale) ou si vous souhaitez opérer une ré-orientation professionnelle.
En revanche, si vous optez pour une stratégie de spécialisation, votre 3ème cycle doit être une continuité logique avec votre formation initiale et doit vous permettre d’acquérir des compétences spécifiques, distinctives dans votre domaine. Il est indispensable dans ce cas précis de vous assurer que cette spécialisation correspond à un besoin réel du marché du travail.
Quelle que soit la stratégie choisie vous devez veiller à :
- la cohérence avec votre projet professionnel et la complémentarité avec votre formation initiale,
- la reconnaissance professionnelle ou académique d’une telle formation,
- la notoriété de l’établissement dans lequel vous suivrez votre 3ème cycle,
- l’ouverture à l’international,
- les débouchés que le 3ème cycle vous offrira (renseignez-vous sur les promotions sortantes)
l’efficacité de l’insertion dans la vie active (la mise en relation durant le cursus avec des professionnels, stages, réseau d’anciens, …)
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Comment financer son 3ème Cycle ? |
Les bourses de troisième cycle
La majorité des bourses de troisième cycle sont allouées sur des critères universitaires.
Elles sont destinées aux étudiants qui désirent faire un DEA ou un DESS (environ 3500 euros par an). La demande se fait également par le biais d’un Dossier Social Etudiant. A la différence des bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux, ells sont limitées en nombre et attribuées :
- sur critères universitaires pour les DEA ;
- aux étudiants les plus méritants qui étaient boursiers sur critères sociaux l’année précédente pour les DESS.
Attention, les dossiers doivent être retirés dès septembre auprès de l’UFR concerné.
Certains boursiers de troisième cycle pourront recevoir un complément de bourse si :
- ils reprennent leurs études après le service national ou après une maternité,
- ils sont étudiants originaires de Corse, étudient dans une autre Académie, et ont leurs parents en Corse,
- ils sont étudiants en IdF pour pallier le coût élevé des transports,
- ils ont séjourné dans un établissement de cure ou de post-cure.
Les allocations de recherche
Ce sont des CDD d’une durée de 1 à 3 ans pour des étudiants titulaires d’un DEA, préparant un Doctorat, âgés en général de moins de 25 ans (mais dérogation possible jusqu'à 30 ans). Elles sont accessibles aux étudiants français, aux étudiants de l’U.E., ou aux étudiants ayant suivi toutes leurs études supérieures en France. Les dossiers sont à retirer dans votre Université.
Le monitorat
Il s’agit d’une initiation à la pratique de l’enseignement en parallèle du travail de recherche. Le moniteur a en charge d’animer 64 heures de Travaux Dirigés ou 96 heures de travaux pratiques en 1er cycle. Il bénéficie de 10 jours de formations organisés par un centre d’initiation à l’enseignement supérieur et de l’aide d’un tuteur pédagogique. Le salaire mensuel brut est d’environ 335 euros et constitue un complément non négligeable à l’Allocation de recherche.
Attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER)
Cette activité permet de préparer une thèse ou de se présenter aux concours de recrutement de l’enseignement supérieur tout en enseignant, dans le cadre d’un statut d’agent contractuel.
Bourses régionales
Elles diffèrent selon les régions. Il convient donc de se renseigner auprès du service de recherche et des études doctorales de votre université et du Conseil Régional.
Bourses aires culturelles
Elles visent à former des spécialistes dans des domaines relevant d’une double priorité, scientifique et géographique en contribuant au financement de séjours d’études de courtes durées à l’étranger, nécessaires aux travaux de jeunes doctorants. Cette demande d’aide est présentée par le directeur de thèse.
Les bourses d’agrégation
Elles concernent les étudiants préparant une agrégation (environ 4077 euros par an). Il faut également présenter un Dossier Social Etudiant.
Les bourses de mérite
Elles sont réservées aux titulaires d’une mention TRES BIEN au bac qui s’engagent à présenter les concours d’entrée de l’ENA, de l’Ecole Nationale de la Magistrature, de Médecine ou des grandes écoles scientifiques. Elles sont attribuées par les recteurs d’académie.
Les bourses de service public
Elles sont destinées aux étudiants de nationalité française qui sont inscrits à la préparation des concours de recrutement de fonctionnaires organisés par l’IPAG ou les CPAG, licence ou maîtrise d’Administration Publique et concours externes d’entrée à l’ENA organisés dans les IEP.
Elles sont attribuées par les recteurs sur proposition des présidents d’universités ou des chefs d’établissements qui classent les candidats par ordre de mérite. Cette bourse tient compte des ressources de la famille.
Les prets d’honneur
Ce sont des formules de prêts sans intérêt et remboursables au plus tard 10 ans après l’obtention du diplôme. Contactez le service des bourses de votre établissement.
Il existe également des FONDS d’AIDE AUX JEUNES à Paris (renseignez-vous auprès du service social de votre arrondissement) ; des FONDS DE SOLIDARITE UNIVERSITAIRE (adressez-vous au CROUS) et des FONDS DE SOLIDARITE ET DE DEVELOPPEMENT DES INITITATIVES ETUDIANTES (renseignez-vous auprès du bureau d’aide sociale de votre université).
Les prets bancaires étudiants
Les banques proposent presque toutes des prêts étudiants. Il faut savoir que :
- Le montant réel du prêt comprend la somme empruntée et les intérêts.
- Le taux d’intérêt varie d’une banque à l’autre : négociez !
- L’emprunteur et la personne qui se porte caution doivent souscrire à une assurance décès-invalidité
- Il faut avoir entre 18 et 30 ans.
Les « Prêts Scolarité » pour les meilleurs programmes français fonctionnent comme un prêt à l’investissement. L’étudiant ne le remboursera que lorsqu’il aura trouvé du travail. Il bénéficiera d’un système d’assurance performant et n’aura pas besoin de présenter de caution.
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Lexique des 3ème cycles |
ProfilCulture vous aide à comprendre les particularités de chaque type de formation de 3ème cycle.
DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées) ou master professionnel
L’objectif d’une telle formation est de se spécialiser sur un domaine précis pour permettre une insertion dans la vie active à la fin du cursus. Il comprend en général un stage de 3 à 6 mois appelé « stage de fin d’études ». Le master professionnel (Réforme L/M/D) remplacera progressivement le DESS. Il durera deux ans , après l’obtention d’une Licence, la première année correspondant à la maîtrise avec un premier degré de spécialisation et la seconde année correspondant à un DESS dans le cadre d’un master professionnel ou à un DEA dans le cadre d’un master de recherche.
DEA ou master de recherche
Le DEA est un moyen d’approfondir ses connaissances dans un domaine précis. Il est destiné à orienter les étudiants vers la recherche, en vue de la réalisation d’un Doctorat.
Le DEA donne également la possibilité d’effectuer un stage et permet aux étudiants, en choisissant un sujet de mémoire, d’orienter leur carrière professionnelle vers le domaine qui leur tient à cœur.
Les D.U. ou diplômes universitaires
Il s’agit de formations propres à une Université, qui n’ont de reconnaissance que dans l’établissement qui les délivre. Il s’agit de formations spécialisées. Ils sont très variés selon les Universités et peuvent représenter l’équivalent d’une spécialisation en DESS.
Le mastere spécialisé
Il ne s’agit pas d’un diplôme mais d’un label décerné par la Conférence des Grandes Ecoles. Ils sont en général accessible aux Bac+5 venant d’Université, d’écoles d’ingénieurs ou d’écoles supérieures de commerce. Ils sont accessibles aux professionnels ayant un Bac+4 et 3 ans d’expérience professionnelle. 30% des effectifs sont en général réservés aux BAC+4 qui ont un projet professionnel spécifique, cohérent et pertinent.
Le master of science
Il s’agit également de programmes crédités par la Conférence des Grandes Ecoles. Ils s’adressent aux titulaires d’une maîtrise ou d’un Bachelor.
Le M.B.A. ou master in business administration
Haut niveau en management et reconnaissance internationale sont les atouts d’un M.B.A. En général, ils ne sont accessibles qu’aux personnes ayant déjà eu une expérience professionnelle d’encadrement. Néanmoins, certains M.B.A. semblent accepter des étudiants sans expérience professionnelle.
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