Le statut d’intermittents en chiffres
En 1974, on comptait 19.100 intermittents, 28.750 en 1984, 68.900 en 1994 (dont 53.000 indemnisés), et en 2002 123.000 (103.000 indemnisés) dont, pour la première fois, une majorité d’artistes. La réforme de 2003, annoncée comme devant réduire le déficit de l’assurance-chômage, rend plus difficile l’accès au statut : au lieu d’un an, les techniciens doivent justifier sur 10 mois seulement (10,5 pour les artistes) de 507 heures de travail rémunéré, ou des cachets équivalents. Première conséquence, une chute d’environ 30 % du nombre des intermittents, selon leurs syndicats et coordinations. Depuis les chiffres sont repartis à la hausse, avec quelques 102 223 intermittents indemnisés dénombrés fin 2007. Cependant, la révision quasi-permanente du statut et des modalités d'indemnisation a permis à l'Etat de faire chuter l'enveloppe qui y est allouée de 119,6 millions d’euros en 2006 à 77,5 millions d’euros en 2007.
Une étude effectuée par la Direction des Etudes et des Statistiques de l’UNEDIC a été menée en 2002 sur l’évolution du statut d’intermittent :
La population des intermittents a été multipliée par 2 en 10 ans (+109% entre 1992 et 2002). Les prestations versées ont augmenté de 150 % et les cotisations encaissées au titre de l’Assurance Chômage de 148 %. Le volume de travail a augmenté de 40% sur cette période mais la masse de contrats de 160 % soit un travail fragmenté en contrats de plus en plus brefs.
Les métiers les plus recherchés par les intermittents semblent se concentrer sur les domaines suivants :
- Professionnels de la mise en scène et de la réalisation,
- Professionnels de la production des spectacles,
- Artistes de la musique et du chant,
- Artistes dramatiques,
A titre d’exemple, au 31 décembre 2002, 76 100 personnes étaient en cours d’indemnisation dont 67,4 % sont des hommes. La population relevant de l’annexe 10 est bien plus nombreuse que celle relevant de l’annexe 8 (52 904 au 31/12/2002 contre 23 226 personnes). Plus de 45 % des allocataires indemnisés résident à Paris.
Pour rappel :
ANNEXE 8 : ouvriers et techniciens de l’édition d’enregistrements sonores, de la production cinématographique et audiovisuelle, de la radio et de la diffusion
ANNEXE 10 : artistes, ouvriers et techniciens des spectacles vivants. (production ou réalisation de prestations techniques pour des spectacles vivants = création ou production directe d’une activité de spectacle face à un auditoire)
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